Entrepreneure tatoueuse | Angie Labranche

Angie Labranche, entrepreneure dans son bureau

| Ce mois-ci, je vous parle d’une autre Clermontaine qui s’est lancée en affaires. Angie Labranche est une artiste de talent, qui travaillait auparavant en mode. Elle est de retour à Clermont avec sa petite famille et a su relever le défi d’adapter son travail pour concilier, à la fois la vie de famille et la carrière, mais aussi son métier particulier avec les réalités rurales de notre région. |

Angie est donc artiste graphique et artiste tatoueuse, au sein de ses deux propres entreprises.

  • Candy Shop Tattoos : Tatous / développement de dessins uniques pour les personnes qui le demande
  • Mindfarmer : Studio d’art et design pour plusieurs secteurs : marketing, mode, illustration, etc.

En étant son propre patron, Angie relève plusieurs défis de logistique et d’organisation. Elle fait, elle-même, toutes les tâches : de la désinfection de sa salle de tatouage à la conception d’images originales, en passant par la prise de rendez-vous, l’impression des épreuves et le tatouage du client.

Bureau d'Angie Labranche

Artiste en mode depuis l’adolescence

À 16 ans, j’ai décidé de partir à Montréal pour faire un diplôme d’études collégiales (DEC) en mode. J’ai habité à Montréal pendant 20 ans et, à travers ce travail, j’ai appris les logiciels de graphisme et j’ai fini par en devenir une experte.

Dans la métropole, elle a travaillé comme designer pour des compagnies qui fournissaient les boutiques comme le Garage et le Château. Elle a également été designer pour la compagnie Christina Swimwear, en s’occupant des boutiques Bikini Village, Sears et Wal-Mart. Par la suite, elle a œuvré pendant 8 ans au sein de la compagnie Ardène comme artiste graphiste pour faire des imprimés et des placements pour les t-shirts. Cette dernière expérience lui a permis de se rapprocher son côté artistique. Quelques fois, elle se surprenait à envier les entrepreneurs graphistes qui dessinent les imprimés à leur propre compte.

Le déclic

Quand j’ai eu ma fille Améthyste, j’éprouvais le goût de me rapprocher de ma famille, tellement que j’ai déménagé à 2 minutes d’auto de chez eux! J’ai fait un méga saut dans le vide de m’en aller d’une super compagnie avec la sécurité, pour revenir en région.

Pour elle, ce fut tout de même le choix qui a fait la différence. La ruralité qui aurait pu représenter un défi supplémentaire n’en est plus un, puisqu’ici, il y a de la place à l’innovation. À Montréal, Angie avait pu voir évoluer certains entrepreneurs et son retour en région lui permettait maintenant de se lancer, en terrain moins hostile. Il y a peu de concurrence dans ce domaine. Pour une mère de famille entrepreneure, éliminer le trafic représente aussi un énorme avantage.

J’ai toujours un beau sentiment de fierté quand je rencontre quelqu’un qui porte, souvent sans le savoir, un imprimé d’un de mes dessins sur son chandail. On me demande souvent pourquoi j’ai voulu me lancer dans les tatouages également. Mon frère Jimmy m’a demandé de lui dessiner un tatouage. Ensuite, il m’a demandé de le lui tatouer! J’étais vraiment surprise et j’ai cru qu’il était fou!

Elle a commandé un premier équipement de tatouage sur Internet et a tatoué son frère sur le bras. Le même sentiment de fierté se reproduit, évidemment. Quand une personne donne sa confiance à l’artiste et se retrouve avec la création gravée sur le corps pour toujours, c’est très spécial, un autre niveau artistique.

Les belles réussites que vit Angie démontrent bien que le domaine artistique est encore plein de débouchés et d’options pour ceux qui veulent en faire un métier. La clé du succès est, selon elle, la pratique de l’art, et ce, peu importe le médium et le support. Il ne faut pas avoir peur de l’avenir et des technologies, les artistes peuvent, encore, et plus que jamais, créer et innover.

À toi l’artiste, n’aie pas peur, tu peux vivre de ton talent! Fonce, on ne sait jamais, je vais peut-être t’engager un jour!

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