Mécanicien fixe | Jimmy Labranche

Ce mois-ci, nous vous présentons Jimmy Labranche, 38 ans, mécanicien fixe, pour la compagnie Hecla Québec depuis 5 ans. |

J’ai commencé par lui demander des précisions sur son embauche, il y a cinq ans.

« Je suis un soudeur de métier, je travaillais dans les usines et dans les ateliers de soudure. J’ai ensuite opéré des machineries forestières. Une année, j’étais inspecteur municipal pour la municipalité de Clermont. J’aimais travailler dehors, alors je n’étais pas certain de vouloir faire carrière sous terre. »

Pourtant, j’y trouve maintenant plusieurs avantages. J’adore l’équipe de travail, les conditions climatiques stables et je ne m’ennuie pas des moustiques!

Les mineurs bénéficient d’autres avantages intéressants comme les quarts de travail qui leur permettent d’avoir plusieurs jours de congé d’affilés.

Je l’ai ensuite questionné sur la nature de son travail.

« Nous faisons l’entretien de tous les équipements fixes. Les pompes stationnaires, les marteaux, les compresseurs, équipements fixes sous terre et surfaces, le treuil, ventilateurs… et autres.»

Ce poste, qui amène les mineurs comme Jimmy à travailler principalement sous terre, comporte son lot de responsabilités. Par exemple, la fin de semaine une équipe de deux travailleurs assure le bon fonctionnement des équipements fixes de la mine, au complet. Ils se déplacent beaucoup en Jeep, puisqu’ils doivent couvrir grand.

« Nous devons composer avec les priorités et les besoins de chacun. Par exemple, le treuil et les pompes Geho sont pour eux, le cœur de la mine, donc de la plus grande importance. »

« Quand c’est plus tranquille du côté des bris, nous faisons de l’entretien et des inspections. Il y en a beaucoup alors nous ne chômons pas. »

Ça fera bientôt 3 ans que Jimmy a le même collègue, heureusement qu’ils s’entendent bien, parce qu’il passe plus de temps avec lui qu’avec sa conjointe!

Quand je l’ai questionné sur les outils de travail, Jimmy m’a appris qu’il utilisait les mêmes coffres à outils que tous les bons mécaniciens, à la différence qu’ils doivent les déplacer avec eux en tout temps!

Même si ce choix de carrière n’était pas le plan initial dans la vie de Jimmy, il en parle avec beaucoup de passion surtout quand il est question des grands défis de logistiques et de logiques.

« J’aime bien les casse-têtes et la nouveauté. Nous passons notre temps, à un kilomètre sous terre à essayer de tout réparer rapidement. Parfois nous nous retrouvons dans les endroits difficiles d’accès. Une fois que les problèmes sont réglés, nous sommes très fiers de nous! »

En tant que citoyens ruraux, nous faisons souvent face à des défis différents dans nos métiers. J’ai alors demandé à notre mineur en quoi la ruralité lui apporte des défis supplémentaires.

« Nous avons deux heures de transport à faire, ce qui s’ajoute à nos 10 heures de travail. Nous avons la chance d’être transporté en autobus par la compagnie et d’être chez nous chaque soir, ce n’est pas la chance de tous les mineurs »

« J’aime les grands espaces, j’ai une terre et je vais à la chasse à l’orignal chaque année avec ma conjointe et mon frère. C’est une histoire de famille, puisque nos deux familles habitent dans la municipalité. »

Aujourd’hui, plusieurs bons emplois dans les mines s’acquièrent grâce à des formations collégiales. Jimmy conseille donc aux jeunes de s’y intéresser. Il y a aussi de la place pour les gens d’expérience. Il faut aimer travailler en équipe et être passionné pour le travail manuel. //

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